Développer la confiance en soi

Beaucoup dirons que la confiance en soi pourrait varier selon là où on se trouve, avec qui nous sommes, et dans quel rôle nous jouons… étudions cela de plus prés si vous voulez bien…
La confiance en soi est « Une prédiction réaliste et ponctuelle des ressources que nous possédons et qui seront nécessaires pour faire face à une situation déterminée ».
Elle est toujours le résultat d’une accumulation d’expérience, d’une certitude partielle qui s’applique à un domaine particulier de vie et à un moment donné. Il ne s’agit jamais d’une prédiction de résultat mais plutôt d’une prévision qui touche la façon dont les choses vont se passer.
Parfois, les parents empêchent un enfant de commencer à développer sa confiance en voulant le protéger de l’échec ou de la douleur. « Je vais t’aider pour ne pas que tu te blesser » et « Je vais le faire à ta place » peuvent tuer dans l’œuf les premiers germes de la confiance en soi, même lorsqu’ils sont faits avec amour.
Ils donnent à l’enfant une image de lui-même comme quelqu’un d’incapable et ils lui font croire qu’il est très grave d’échouer, de se faire mal ou d’avoir de la difficulté à parvenir à son but.
L’enfant apprend qu’il n’y a pas de place pour l’échec dans sa vie: il réussit tout sans effort et l’échec est une impossibilité. De cette façon, il ne peut devenir réaliste dans sa vision de lui-même et ne peut développer sa capacité de discriminer entre ses forces et ses faiblesses ou entre les situations qui évoluent favorablement et celles qui se développent mal.
L’enfant sait intuitivement que son échec serait pour ses parents une blessure intolérable. Il doit réussir à tout prix pour ne pas « détruire leur rêve » et ne pas perdre leur amour.

Donc, nous voyons bien que les étapes de l’enfance ont leur importance, mais elles ne suffisent pas à donner à un adulte la confiance en lui-même et elles ne suffisent pas à l’en priver, et finalement, ce sont nos propres actions et choix qui sont les facteurs les plus importants.
En effet, la confiance en soi comporte cinq caractéristiques essentielles Acquises:
1- Un calcul précis
La confiance en soi est toujours une prédiction. Il ne s’agit pas d’une qualité innée, du résultat d’un « insight » ou d’un sentiment. Cette confiance existe d’abord dans l’esprit: la personne prévoit quelque chose qui surviendra dans l’avenir avec une part réelle d’incertitude comme toutes les prédictions.

2- Un calcul réaliste
La confiance s’appuie sur l’expérience réelle accumulée par la personne. Autrement, cette confiance serait dangereuse et excessive, conduisant à des expériences douloureuses.

3- Des ressources suffisantes
La personne qui entreprend une tâche nouvelle ou s’implique dans une situation inconnue ne peut connaître à l’avance les résultats qu’elle obtiendra. Elle prédit qu’elle est capable de trouver des solutions aux problèmes qui ne manqueront pas de survenir en cours de route, qu’elle trouvera les moyens de « faire pour le mieux » dans la situation présente.

4- Dans un domaine précis
Vue de l’extérieur, la confiance en soi apparaît souvent comme générale, mais en réalité, elle est toujours spécifique (avoir confiance en soi en tant que mère et non pas en tant que femme d’affaire, avoir confiance en soi en tant qu’ami et non pas en tant qu’époux…).

5- Variable :
La confiance en soi n’est jamais acquise définitivement. Elle est temporaire par définition, car elle est réaliste et ancrée dans l’expérience. Si je cesse d’écrire pendant quelques années, ma confiance dans ce secteur en souffrira. Je garderai sans doute la confiance d’être capable de retrouver mon habileté perdue, mais je sais par expérience qu’il faudrait écrire très régulièrement pour maintenir cette habileté.
De nouvelles expériences « négatives » peuvent également l’atténuer ou même la détruire. Ce sera encore plus vrai si ces expériences ne peuvent être assimilées dans l’expérience de la personne. Par exemple, si je rencontre des échecs, surtout répétés, que je ne parviens pas à comprendre, leur effet sur ma confiance sera important.

Comment bâtir sa confiance en soi

1-L’accumulation d’expérience
Le premier ingrédient de la confiance en soi est clair: il faut s’impliquer activement pour « prendre de l’expérience ». C’est un élément essentiel !

2-L’évaluation des résultats
Il ne suffit pas d’accumuler de l’expérience; il faut aussi en tirer les leçons appropriées. Autrement, on ne ferait que répéter les mêmes erreurs à l’infini ou reproduire une « recette magique » sans en connaître les limites.
Une fois qu’on a bien compris ses erreurs, on peut les corriger en agissant autrement, en tenant mieux compte de ce qui se passe.
Donc, en plus de l’accumulation d’expérience, la confiance en soi exige une réflexion critique sur ces expériences afin d’en comprendre les jeux de forces, les variables principales et les liens de cause à effet.

3-L’innovation créative
Le fait d’être limité à quelques possibilités nous laisse très vulnérables. Une confiance en soi solide suppose donc une expérience variée: plusieurs variantes dans la situation et dans son évolution, plusieurs méthodes d’adaptation, plusieurs solutions aux obstacles rencontrés.

4-Des risques calculés
Autrefois, certains disaient que la meilleure façon d’apprendre à nager, c’est de se jeter à l’eau. Malheureusement, les personnes qui avaient l’expérience nécessaire pour démentir ce mythe étaient toutes mortes noyées. Il faut survivre pour que notre expérience puisse se transformer en confiance en nous!
Il est nécessaire de prendre des risques pour sortir des solutions toutes faites et explorer vraiment le nouveau domaine. Nos tentatives seront plus EFFICACES si nous faisons des expériences dont le degré de risque est progressif, contrôlable et qui nous apparaît ACCEPTABLE. De cette façon, nous pourrons aller de succès en succès tout en apprenant les variantes et les subtilités du domaine que nous assimilons.

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